Accueil Éducation M’bahiakro : affrontements violents entre élèves et forces de l’ordre (Côte d’Ivoire).

M’bahiakro : affrontements violents entre élèves et forces de l’ordre (Côte d’Ivoire).

M'bahiakro.
Affrontements entre forces de l'ordre et élèves à M'bahiakro.

Selon une source proche de la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci), la population de M’Bahiakro s’est jointe ce matin aux élèves pour organiser une marche pour dire « Stop aux enlèvements et meurtres d’enfants » qui a débouché sur des affrontements violents.macabres direct225

Cette manifestation a donné lieu à des affrontements violents entre élèves et forces de l’ordre, ce mardi 6 mars 2018 dans la ville de M’Bahiakro, localité située dans le centre de la Côte d’Ivoire, à l’Est de Bouaké, le fief de l’ex-rébellion de Guillaume Soro, aujourd’hui président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire.
Les violences ont commencé quand les manifestants se sont heurtés aux forces de l’ordre. Des témoins sur place signalent plusieurs blessés ainsi que des dégâts matériels importants.

Cette manifestation intervient après une série d’enlèvements d’enfants pour des crimes rituels, à travers le pays.
Fin février, le lieu qui servait de « tombe macabre » d’un gamin de 4 ans a été revélé à la police par son présumé assassin.
Le petit Traoré Aboubacar Sidiki, 4 ans, a été tué puis vidé de son sang et son corps sans vie a été retrouvé enterré à Angré dans le quartier de Cocody, derrière le tout nouveau Centre Hospitalier Universitaire (CHU) d’Angré. Le petit « Bouba » avait disparu le 24 février dans son quartier de Williamsville. Son assassin, Papys, bijoutier dans le quartier et connu de la famille et des voisins, a fini par avouer son crime avant de conduire les policiers à l’endroit où il avait enterré le petit Bouba après l’avoir égorgé et vidé de son sang, dans le cadre d’un crime rituel qui devait lui permettre de devenir riche. Ecroué, le suspect a par la suite cité une autorité politique comme commanditaire, a appris un quotidien indépendant.

Quelques jours plus tard, dans la nuit du dimanche au lundi, une élève en classe de 5ème dans un établissement scolaire de la ville de M’Bahiakro a été égorgée et vidée de son sang. Le corps sans vie de cette élève a été retrouvé dans une broussaile le lundi.

Les crimes rituels sont une pratique persistante en Côte d’Ivoire qui prend de l’ampleur à certaines périodes qui sont de l’ordre de coïncidences troublantes qui alimentent toutes les spéculations.

Manuella Jeanine Sissokaud

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