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Mali: 6 soldats maliens ont trouvé la mort en sautant sur une mine.

Des soldats des Forces Armées Maliennes en novembre 2017 (Photo Archives AFP)

Six soldats maliens ont trouvé la mort, mardi soir, quand leur véhicule a sauté sur une mine dans le centre du pays, a appris l’Apa, auprès de l’armée malienne.
Cet incident intervient moins d’une semaine après la mort de sept civils, tués le 21 février dans la même région après leur arrestation par l’armée malienne.

« Six militaires maliens ont été tués mardi à l’entrée de la localité de Dioura (centre) lorsque leur véhicule a sauté sur une mine », a également déclaré à l’AFP une source militaire malienne.
Dans un communiqué de presse, l’armée malienne a confirmé l’information. «Le (mardi), 27 février 2018 aux environs de 18 heures 30 mn (Gmt et heure locale), un véhicule de l’Echelon Tactique Interarmes du Groupement Tactique interarmes ‘’SIGUI’’ saute sur un Engin Explosif Improvisé (EEI) à environ 7 km à l’Est de Dioura. Le bilan est de 6 morts, dont le Lieutenant Nouhoum Samaké», peut-on lire sur son site d’information.
Le communiqué précise également que «cette mission reste toujours sur place en attendant le recours des Forces amies».

Cet incident intervient moins d’une semaine après la mort de sept civils, tués le 21 février dans la même région après leur arrestation par l’armée malienne. Le gouvernement qui a reconnu, dans un communiqué que « des éléments des forces armées maliennes ont mené le 21 février 2018 des missions de reconnaissance et de fouilles dans la commune de Sokolo au cours desquelles des personnes civiles ont malheureusement perdu la vie », a ordonné une enquête.

6 soldats maliens ont perdu la vie quand leur véhicule a sauté sur une mine, à 7 km à l’Est de la localité de Dioura.
Même si l’attaque n’a pas encore été revendiquée, il est bon de préciser que la localité de Dioura est située dans la région de Mopti dans le centre du pays, une zone en proie à l’insécurité et aux attaques terroristes, depuis que le nord du Mali était tombé mars-avril 2012 sous le contrôle du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA).
Cette occupation du territoire malien avait donné lieu au « coup d’état le plus bête » qui a conduit l’ancien président Amadou Toumani Touré en exil, à un mois de la fin de son mandat. Face aux succès de la rébellion touarègue, « mieux équipée que l’armée malienne » les putschistes, dirigés ou récupérés alors par le capitaine Amadou Haya Sanogo, ont voulu punir le chef de l’État pour sa trop grande passivité. Aucun haut gradé parmi eux.
Une stabilité précaire s’observe depuis une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France et qui est encore encours.

Les questions sécuritaires au Mali sont si préoccupantes que le Chef d’État-major général des Armées, le général de brigarde M’Bemba Moussa Keita avait, dans un communiqué en date du 1er février 2018, informé l’ensemble de la population « résidant ou visitant le Centre du Mali, de l’interdiction de circulation des motos et de pick-up dans certaines circonscriptions des régions de Ségou, Mopti et Tombouctou », précisant que « tout individu contrevenant à ces mesures en circulant ou transitant en Pick-up ou en moto de tout genre, dans ces différentes parties du territoire national sera traité comme cible militaire ».
En janvier 2018, le Ministère de la Défense et des Anciens Combattants a lancé une opération de recrutement de 5000 éléments dans les différents corps, dans le cadre du renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité.

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