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La plateforme EDS se mobilise contre la Cei (Côte d’Ivoire)

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Les militants EDS se sont mobilisés pour ce meeting

L’opposition ivoirienne significative regroupée au sein de EDS (Ensemble pour la démocratie et la souveraineté), plateforme de plusieurs partis politiques ayant Laurent Gbagbo pour référent politique, a annoncé samedi, une « gigantesque marche  » jeudi pour exiger la « reforme » de la Commission électorale indépendante (CEI) et dire  » non » aux élections sénatoriales du 24 mars.

© direct225.com – Samedi 17 mars 2018 16h00 | Dernière mise à jour 1800.

L’annonce tant attendue par les nombreux militants des partis politiques que sont le Fpi, l’Aird, l’Ung, l’Urd, etc. qui ont bravé les intimidations de la police, a été faite par le Pr Georges Armand Alexis Ouégnin, président de EDS, lors du meeting tenu à Yopougon, commune à l’Ouest d’Abidjan réputée favorable à l’ancien chef de l’État ivoirien.

Quelques heures plus tôt, la police avait tenté de disperser le rassemblement au lieu du meeting à coup de gaz lacrymogène et de tirs de sommation blessant un militant, Cyrille Koffi (30 ans), selon l’équipe de secouristes affrétée pour la circonstance.

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L’opposition ivoirienne se dit décidée à braver les intimidations et la « dictature »
Pour Pr Georges Armand Ouégnin, par cette « barbarie », le pouvoir ivoirien a montré son « incapacité » à diriger le pays. « Nous leur proposons le dialogue pour un consensus, il nous oppose la répression » a-t-il déploré.
Pourtant, a poursuivi Pr Ouégnin, « nous ne demandons qu’une réforme de cette CEI illégale et illégitime, la libération de tous les prisonniers politiques civils et militaires à commencer par Laurent Gbagbo, le père de la démocratie » , conditions non négociables, selon lui, d’une « réconciliation vraie ».

« Nous appelons donc tous les militants et démocrates à une gigantesque marche le jeudi pour exiger la réforme de la CEI aux ordres, déséquilibrée et dire non aux sénatoriales du 24 mars » a déclaré le président de EDS, soulignant que « l’État de Côte d’Ivoire ne peut pas continuer à violer impunément ses propres lois ».

Outre les recommendations de l’Onuci (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire) pour corriger le déséquilibre de la CEI, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples a condamné l’Etat de Côte d’Ivoire à modifier, dans un délai de douze (12) mois à compter du 18 novembre 2016, la loi n°2014-335 du 18 juin 2014 relative à la Commission Electorale Indépendante (Cei), pour la rendre conforme aux standards internationaux et à la Constitution ivoirienne.
  • Nous appelons donc tous les militants et démocrates à une gigantesque marche le jeudi pour exiger la réforme de la CEI aux ordres, déséquilibrée et dire non aux sénatoriales du 24 mars.
De retour d’un séjour qu’il a effectué en Côte d’Ivoire du 22 janvier au 26 janvier derniers, le député de La France Insoumise, Michel Larive, a estimé, au cours d’une conférence de presse, que « la légitimité de la CEI – la Commission Electorale Indépendante ivoirienne est discutable. » ajoutant que « la Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples a condamné le Gouvernement ivoirien et lui a clairement demandé dans un arrêt du 18 novembre 2016 de modifier la commission électorale. Elle reconnait que l’Etat “a violé son obligation de créer un organe électoral indépendant et impartial, prévu par l’article 17 de la Charte africaine sur la démocratie”.
Pour l’élu de la nation française, « cette condamnation par la Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples met en relief un nouveau barrage à l’amélioration de la situation ivoirienne. Il faut, pour que négociation et réconciliation aient lieu, que l’Etat ivoirien accède aux demandes de la Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples, rapidement. »
Auparavant, Nestor Dahi au nom de la jeunesse proche de l’ancien président Laurent Gbagbo, Danièle Boni Claverie (URD, Union pour la république et la démocratie), Abou Cissé (Société civile), Anaky Kobena (MFA, Mouvement des forces d’avenir), Abou Drahamane Sangaré (FPI, Front populaire ivoirien) ont apporté leur soutien à EDS.

Ils ont dénoncé la « dictature » du régime Ouattara qui a pris « la Côte d’Ivoire en otage et qui n’a aucune idée du sens de l’État en gérant le pays comme bon lui semble« , selon Abou Cissé.

Les présidents de l’Aird (Alliance ivoirienne républicaine et démocratique) et de l’Ung (Union des nouvelles générations) que sont l’ancien ministre Eric Kahe et Stéphane Kipré, étant en exil, ce sont les vice-présidents de ces partis qui ont délivré les messages.

« Quand on gouverne, il faut être prudent car la roue tourne, tourne et tourne. L’opposition d’aujourd’hui est le pouvoir de demain et le pouvoir d’aujourd’hui, l’opposition de demain », a prévenu Abou Drahamane Sangaré indiquant que « l’Afrique a fait de Gbagbo une étoile au firmament de la dignité humaine ».

Armand Leble avec Apa
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