Accueil En Continu Déficit de confiance envers les institutions : 73 personnes interpellées (Côte d’Ivoire)

Déficit de confiance envers les institutions : 73 personnes interpellées (Côte d’Ivoire)

rattrapage ethnique
Une séquence du conseil des ministres (Archives)

Da Sylla Benoit Dohao | 13h01 | Mise à jour:20h28

73 personnes ont été interpellées en Côte d’Ivoire, suite aux événements de Soubré, Bloléquin et M’Bahiakro, selon un communiqué du conseil national de sécurité.

  • La voie de dialogue avec les populations qui ont perdu confiance en leurs institutions semble ne pas être privilégiée dans l’action gouvernementale.

Au lendemain des événements de Blolequin, la réunion hebdomadaire du conseil des ministres du 21 février 2018 avait « condamné avec la plus grande fermeté ces incidents ainsi que les violences et actes de destruction qui en ont résulté » et arrêté un certain nombre de mesures, notamment: « le maintien du dispositif renforcé de sécurité dans la zone , le redéploiement de toutes les autorités préfectorales de Bloléquin, le déplacement de tous les gendarmes ayant plus de quatre (04) ans de présence dans la localité, soit dix-huit (18) gendarmes sur les trente et un (31), le démantèlement définitif de tous les barrages anarchiques, la conduite d’une opération de ratissage afin de récupérer les armes illégalement détenues dans la zone, l’ouverture d’un Commissariat de police à Bloléquin dans un bref délai.»

 M'bahiakro.
Affrontements entre forces de l’ordre et élèves à M’bahiakro.
Ces mesures viennent d’être complétées par une annonce du conseil national de sécurité, qui, à l’issue  d’une réunion présidée mardi soir par le ministre d’État, ministre de la défense, Hamed Bakayoko, indique dans un communiqué que « suite aux événements de Soubré, Bloléquin et M’Bahiakro, 73 personnes ont été interpellées. 4 à Soubré, 50 à Bloléquin et 19 à M’Bahiakro. Ces personnes interpellées seront poursuivies conformément à la loi».

Ces annonces de fermeté interviennent alors que  «la promesse d’une adresse du Chef de l’Etat à la Nation dans les prochains jours» n’a pas encore connu un début de mise en oeuvre, plus de deux semaines après le conseil des ministres. Le gouvernement avait justifié cette annonce par « la gravité des faits et la récurrence des événements de ce type ces derniers mois».

Mais cette voie de dialogue avec les populations qui ont perdu confiance en leurs institutions semble ne pas être privilégiée dans l’action gouvernementale.

 

PARTAGES

RÉAGIR

Prière de laisser votre commentaire
Prière de saisir votre nom ici