Accueil Afrique Burkina-Faso : lourd bilan d’une journée d’attaques à Ouagadougou.

Burkina-Faso : lourd bilan d’une journée d’attaques à Ouagadougou.

Deux ans après une attaque qui a fait 29 morts en janvier 2016, Ouagadougou à nouveau victime de sanglantes attaques.

Da Sylla Benoit Dohao | 17h20 | Dernière mise à jour: 17h55

Ouagadougou, la capitale Burkinabé est à nouveau la cible d’attaques qui ont les caractéristiques d’une action terroriste. Le bilan, encore provisoire, est très lourd.

©direct225.com- Débutée dans le centre ville, aux environs de 9h30 (heure locale et Gmt), par des tirs ainsi qu’une explosion près de l’état-major des armées burkinabè, l’attaque a semé une grande confusion dans la ville. Les auteurs de cette attaque, qui a également visé l’ambassade de France à Ouagadougou,  seraient au moins cinq hommes qui auraient scandé le désormais traditionnel « Allah Akbar ».

Passé l’effet de surprise, les forces de sécurité déploient «les unités spécialisées des forces de défense et de sécurité ». Pendant plusieurs heures, les tirs seront entendus, ajoutant à la frayeur des populations terrées chez elle dans une ville en partie quadrillée par les forces de l’ordre.

C’est 4 heures après le début des attaques que les autorités policières ont annoncé la neutralisation de 4 assaillants, un nombre qui sera confirmé et revu à la hausse, quelques minutes plus tard, par le ministre de la Défense lui-même avant une annonce du Quai d’Orsay indiquant que  «la situation est sous contrôle concernant les emprises diplomatiques françaises». Deux gendarmes Burkinabé ont péri dans la sécurisation de l’ambassade de France dont l’attaque est heureusement sans victime française.

C’est tout naturellement que, s’estimant juridiquement fondé  pour ces événements qui ont concerné un bout du territoire français à travers l’ambassade de la France, ainsi que des citoyens et des interêts français, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour tentative d’assassinats terroriste. « Une enquête de flagrance a été ouverte pour tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle », a annoncé le parquet.

Au total, c’est un lourd deuil qui frappe le Burkina dans ces événements, au cours desquels, de source officielle gouvernementale Burkinabè,  6 assaillants ont été « neutralisés », 7 membres des forces de sécurité tués et une cinquantaine de blessés, tandis que des sources sécuritaires, rapportées par Rfi, évoquent plutôt une trentaine de morts.

«Le gouvernement, tout en condamnant ces actes lâches et barbares, informe les populations qu’un poste avancé est ouvert aux blessés au Stade municipal Issoufou-Joseph-Conombo. Il invite, par ailleurs, les populations à garder le calme et à collaborer avec les Forces de défense et de sécurité (FDS) », peut-on lire sur le site Facebook du gouvernement burkinabè.

Il y a deux ans, une attaque avait occasionné 29 morts, le 17 janvier 2016. Les attaques d’aujourd’hui interviennent deux jours après qu’un véhicule de l’armée malienne ait sauté sur une mine, entrainant la mort de six militaires maliens, dont un lieutenant.
Da Sylla Benoit Dohao
PARTAGES

RÉAGIR

Prière de laisser votre commentaire
Prière de saisir votre nom ici