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Côte d’Ivoire: 5 millions de Ouattara aux familles des « femmes tuées à Abobo ».

Tarfusser
Le juge Tarfusser et sa chmabre ont du pain sur la planche avec l'affaire des "femmes tuées à Abobo"

© | direct225.com – 4 février 2018

Alors que l’affaire « les femmes tuées à Abobo » fait polémique au procès en cours à la CPI et divise les Ivoiriens, la ministre ivoirienne de la femme, de la protection de l’enfant et de la solidarité Mariatou Koné a préside dimanche à Abobo une cérémonie de commémoration de l’an 7 de cette tumultueuse page de l’histoire de la Côte d’Ivoire.

© | direct225.com – 4 février 2018 A cette occasion, la ministre ivoirienne de la femme, de la protection de l’enfant et de la solidarité Mariatou Koné a estimé dimanche à Abobo ( quartier populaire au nord d’Abidjan) où elle présidait la cérémonie de commémoration de l’an 7 de la mort des sept femmes « martyres » de cette commune tuées en 2011 lors de la crise postélectorale ivoirienne, que « par leur sacrifice, la vérité a triomphé en Côte d’Ivoire », a appris l’agence Apa.

 « Le président Ouattara me charge de vous dire qu’il n’oubliera jamais toutes ces personnes qui ont perdu la vie pour la liberté et pour la démocratie en Côte d’Ivoire », a ajouté Mme Koné à l’endroit des familles des sept femmes réunies pour ce septième anniversaire au domicile des parents de l’une des victimes nommée Sylla Malon.

Selon Mme Koné,  la commémoration de la mort de ces sept victimes de la crise postélectorale ivoirienne, « n’est pas une commémoration de trop », estimant que « c’est un rappel au pardon et à la tolérance ».

Réitérant la compassion du chef de l’État ivoirien et de son gouvernement à l’endroit des familles des sept victimes,  la ministre a remis à celles-ci au nom de M. Ouattara,  une enveloppe de 5 millions FCFA.

  • Une enveloppe de 5 millions FCFA aux familles des 7 femmes

Elle a conclu son adresse en invitant avec insistance les familles des sept femmes à transmettre à ses services,  » les papiers » des sept orphelins laissés par lesdites victimes en vue de leur prise en charge scolaire et de leur inscription sur la liste des  pupilles de l’État .

« Nous avons pardonné car personne ne peut contre la volonté de Dieu », a déclaré à son tour,  Bamba Mamadou au nom de l’association des parents des femmes martyres d’Abobo indiquant cependant que « nous réclamons justice et réparation auprès de la Cour pénale internationale».

Cette commémoration, a pour sa part,  affirmé la secrétaire générale adjointe du rassemblement des républicains ( RDR- parti présidentiel) chargée de la solidarité,  Maférima Diarrassouba est « un moment qui réveille de tristes souvenirs certes,  mais c’est aussi et surtout un moment de recueillement ».

Elle a, par ailleurs, assuré les familles des sept martyres que son parti ne « peut jamais oublier  ses victimes».

Le 03 mars 2011 pendant la crise postélectorale ivoirienne,  une manifestation de femmes pro-Ouattara dans le quartier populaire d’Abobo au Nord d’Abidjan, réclamant le départ du pouvoir de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo,  se serait soldée par la mort par balles de sept d’entre elles. Les images diffusées par les partisans du Rdr, le parti d’Alassane Ouattara, font polémique, certains observateurs y voyant une mise en scène.

Il s’agirait  de Ouattara Gnon Rokia, Bamba Massiami, Coulibaly Ami, Sylla Malon, Touré Adjara, Coulibaly Fatoumata et Koné Moyamou. L’association des parents des femmes martyres d’Abobo ( APAFEMA) commémore chaque année l’anniversaire de leur mort à travers une lecture du coran. Depuis 4 ans,  le gouvernement ivoirien et le RDR s’associent à cette commémoration.

Les témoins appelés à la barre à la Cpi sur cet événement de « femmes tuées à Abobo » qui figure au nombre de ceux pour lesquels Laurent Gbagbo est poursuivi, n’ont pas convaincu l’opinion et les juges qui ont récemment suggéré à la procureure de la Cpi une requalification de son accusation quand Médiapart écrit « Le procès de l’ancien président ivoirien et de son ex-ministre Charles Blé Goudé devant la Cour pénale internationale entre dans une phase décisive : les juges ont demandé à la procureure, dont tous les témoins ont été entendus, de mettre à jour son mémoire, semblant presque lui suggérer de requalifier les charges, voire de les abandonner. »

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